Mardi 24 janvier 2012 à 16:00

http://x-decadence-x.cowblog.fr/images/mattleblanc02.jpgTrêve.
Tu me gaves, ton attitude me gave, te chercher me gave, le contraste saisissant entre un jour et son lendemain me gave, dépenser autant d’énergie à ne pas te dire les choses me gave, ton absence me gave, tes manies me gave, ta façon de faire comme si de rien n’étais me gave, tes airs de ne rien savoir, tes airs de ne rien dire, de tout taire, de faire semblant me gave, tes jeux puérils me gave. Mais sans ta présence, je deviens cinglée. Alors je m’impose une trêve, pour peut-être arriver à savoir, pour que je me décide sur ce que je devrais faire. Te confronter ou laissé couler, encore. Faire comme si. Je vais tant bien que mal essayer de te sortir de ma tête 7 jours durant, et s’il est peu probable que j’y arrive, je voudrais au moins réussir à ne pas interagir avec toi de quelque manière que ce soit pendant ce laps de temps. A moins peut-être que tu ne me relances. Tu vois, tout ce qui te concerne de près, de loin ou en travers est approximation, indécision. Rien n’est clair et ça me bouffe, mais d’une manière si délicieuse qu’au fond je n’ai aucune envie que ça s’arrête. C’est juste que moi aussi j’ai été surprise par tout cela, que jamais je n’aurais cru que le suite de l’histoire s’écrirait sur ce ton là, du temps où je t’observais de loin le moins discrètement du monde, du temps où je ne connaissais rien de toi, et que tout le monde aux alentours faisait des suppositions hasardeuses et intrépides sur ta personne. Je me demande si un jour tu connaîtras cette histoire, si je te la raconterai, un peu honteuse, si un jour on en arrivera là. Sans doute me prendras-tu pour une folle, il me semble que c’est déjà fait, il me semble que c’est ce qui te fait rire, chez moi. Je sais plus comment agir, comment interpréter tes dires, et tes actes, mes blessures. Tu m’obsèdes, et si je résiste par principe c’est que je me fais violence. Parce que je n’ai pas d’autres choix. « Can't you hear my call ? Are you coming to get me now ? I've been waiting for you to come rescue me. I need you to hold all of the sadness I cannot living inside of me. »

 

DK.

Mardi 17 janvier 2012 à 11:20

http://x-decadence-x.cowblog.fr/images/PicsArt1325944691204.jpgWelcome to the past.

 

Ceci n’est pas une démarche nostalgique, ceci est une quête d’évolution. Regarder derrière pour se rendre compte que tout est beaucoup mieux maintenant.

 

Douze Décembre Deux mille neuf : Je voulais juste te dire que j'en avais marre de faire semblant, semblant que tout va bien, tout ça. On se dit bonjour, comment tu vas, et on se raconte nos vies. Je pensais pas qu'un jour on en serait arrivé là. J'imagine que c'est pas si grave, que de toute façon ça menait à rien. Je veux pas être ta pote, et de toute façon j'imagine que tu t'en fou un peu. Juste parce que ça me fait du mal, rien que de savoir que t'es là, et que j'ai aucune envie de te raconter ma vie, parce que ça c'était avant, et qu'avant c'est terminé. C'est pas vraiment contre toi, ou alors un tout petit peu. Je vais bien et j'ai envie que ça continue, c'est tout. Alors oui, je suis un peu énervée, et j'aurai sûrement dû te le dire la dernière fois qu'on s'est parlé, mais j'ai pas réussi. Je croyais que je pouvais faire semblant, moi aussi, mais là j'y arrive plus. J'ai pas de quoi te rassurer, donc je le ferai plus. De toute façon si un jour t'as un truc vraiment important à me dire, tu sais où me trouver. « Crois tu pouvoir enfin me dire que tu veux bien qu’on reste amis ? Non c’est gentil, ça va comme ça, des amis j’en ai plein déjà. »

 

DK.

Lundi 9 janvier 2012 à 22:41

http://x-decadence-x.cowblog.fr/images/297665157529TanNcQA1.jpgGrand-ma.

 

Je sais pas si j’ai le droit de réagir, d'avoir un avis, de le donner. Je sais pas trop si ça me concerne, si ça me regarde, si j'ai quelque chose à voir avec cette histoire. Au final, au delà des actes que je pourrais aisément comprendre, ce sont les mots qui me blessent. Je les trouve honteux, irrespectueux, désobligeants. Même envers une personne à qui j’avais moi-même une tonne de critique à faire, j'accepte pas. C’est comme si ça remettais en cause tous ce en quoi je croyais jusque là, tout ce que, au-delà des apparences, j’avais l’impression de voir. Si je blâmais cette omniprésence de la bienséance de façade, j’avais tout de même eu le sentiment de me rendre compte que derrière tout cela, il y avait de l’amour. Ou du moins il y en avait eu. Alors que là, lorsque j’entends ce genre de phrase, lorsque je me rends compte que tout cela peut enfait très bien être remis en question, j’ai du mal à comprendre. Où est le bien, le mal, le vrai et le faux. S’il y a eu du vrai quelque part, à un moment, ou si tout cela n’était qu’apparence, une nouvelle fois. C’est comme une sorte de trahison mesquine, une de plus, peut-être une de trop. J’ai abandonné depuis pas mal de temps l’espoir d’arriver un jour à comprendre, ça et le reste, et pourtant c’est comme si à chaque fois, j’étais de nouveau aussi déçue que si j’y croyais encore. J’ai du mal à croire qu’il y ait un peu d’eux en moi, du mal à croire qu’on ait des points communs, quoi qu’on en dise. Je voudrais ne rien avoir à voir avec eux, avec elle, mais je peux pas. Nos liens font partie des indestructibles, nos liens font que même si je prenais le large dix ans durant, nous continuerions à avoir un rapport. Du moins sur le papier. Alors je reste là, à ne rien dire, à écouter sans réagir, à faire comme si. Comme si je ne savais rien, comme si je n’étais pas choquée, outrée, pour quelque chose comme la 52 326 ième fois. Je deviens blasée, et pourtant au fond de moi je sais très bien que je ne devrais pas. Idéalement je devrais réagir, essayer qu’elle se rende compte, mais je sais d’avance que tout cela ne serait que peine perdue. Alors je m’incline, une fois de plus, du côté de la loi du silence. Et ce qui me fait le plus mal, au fond, c’est peut-être simplement le fait que même elle y arrive mieux que moi. Si vite. « Si non nous ça va, on pense toujours à toi. De moins en moins souvent, on t’oublie légèrement, c’est temps qui veut ça. Un chagrin s’en va chassé par un autre, un peu plus triste, plus récent. »

DK.

Lundi 2 janvier 2012 à 11:10

http://x-decadence-x.cowblog.fr/images/MarlonTeixeirabyNicolasValoisMALEMODELSCENEnet02.jpg12 mois de plus.
Rétrospective ’11.
 
2011, année des nouveautés, année mouvementée. Je sais plus trop comment elle a commencé, comment tout cela est arrivé, comment je me suis retrouvée là où je suis aujourd’hui. A vrai dire, 2011 est passé vite, très vite, trop peut-être. J’avais détesté 2010 et malgré mes pressentiments, cette année aura finalement réussit à apporter pas mal de bonnes choses. J’ai continué à haïr profondément tout un tas de personnes, de manière justifiée ou non, et à le montrer. Quitte à passer pour un monstre, parfois. J’ai continué à être naïve, capricieuse, maladroite et désordonnée. J’ai fuit, tant de fois, des choses et des gens, tout comme j’ai voulu peut-être pour la première fois me confronter à d’autres. J’ai fait des folies, acceptables pour moi mais critiquables pour d'autres, en plein désir d'expérience. Et j'ai parcouru le monde, mon monde, à la découverte de plein de choses, à la recherche de libertés, de sensations, de fantaisies. Et puis j'ai avancé, parce qu'il le faut bien, j'ai tourné des pages et rangé des bouquins sur le haut inaccessible d'une vieille étagère sans regrets aucun, juste avec l'impression d'avoir – moi - grandit. Et ça m’a fait du bien. Et puis j'ai mit du temps, il faut bien le dire, à accepté ce qu'un jour j'avais nommé l'inacceptable, à passer au-dessus d'une réalité brutale et à mettre des mots sur ce qu'il se passait à ce moment là dans ma petite tête de gamine. 2011 fut aussi l'année qui m'aura vu renoncer. Mais pas un renoncement médiocre comme j'ai l'habitude de faire preuve, non non, juste le genre de renoncement qui vous fait vous rendre compte qu'il ne vaut pas la peine de se battre pour des personnes si étrangères à vous au final. Je n'ai pas laissé d'amis sur le bord de la route, j'ai juste laissé filer des gens qui avaient pourtant déjà bien prouvé qu'ils ne méritaient en aucun cas autant de considérations. Quitte à, aujourd'hui, être devenue complètement allergique à la simple évocation de leurs prénoms. Et puis j'ai découvert des choses, un nouveau monde, un nouvelle vie. Des voyages en train, des auditoires froids en bas et chauds en haut, des éclats de rire sonores et des croissants à quatre heure de l'aprem. Et puis, voilà. Après je suis devenue une amoureuse transie et la suite même moi je la connais pas. 2011 s'achèvera donc comme ça. « No, I don't even know your name, it doesn't matter. You're my experimental game, just human nature.»
DK.
 

Vendredi 30 décembre 2011 à 23:54

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Je suis amoureuse, qu'est ce que vous voulez que je vous dise, d’un grand châtain aux yeux clairs qui fait des blagues pas drôles mais auxquelles je ris quand même.

 

Tu me manques. Tu me manques parce que je m’étais habituée à toi, à ta présence, si rassurante, à cette complicité maligne qui me foutait le sourire aux lèvres du lundi 8h au jeudi 17h. A peu de choses près. Tu me manques et j’arrête pas de penser, à moi, à nous, à ce qu’il faudrait que je fasse, que je te dise, j’arrête pas de me dire qu’il faudrait peut-être qu’on aie une conversation sincère toi et moi, pour une fois, qu’on se dise autre chose que des taquineries, qu’on arrive à se parler avec des mots plutôt qu’avec des regards. J’aurais un million deux cent milles choses à te dire et pas le courage d’en regarder une seule sortir de ma bouche, alors je voudrais que tu me dises, toi aussi, pour une fois. Que tu m’expliques pourquoi. Pourquoi c’est avec elle que t’es sûrement en ce moment, quelque part, tout près de moi et si loin à la fois. Je voudrais que tu m’expliques pourquoi ton attitude est en totale contradiction avec tes mots, je voudrais que tu me dises si je me fais juste des films ou si au fond, j’ai un peu raison. Même un tout petit peu, je m’en fou, mais dit moi. « Rien que d't'imaginer dans ses bras engourdis. Oh non, rien que d'y penser, je n'en dors plus la nuit. »

DK.

Mardi 27 décembre 2011 à 12:18

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J’ai arpenté de bout en bout toutes les vidéos que You Tube possède de valable, j’ai visité tout un tas de sites profondément inutiles, j’ai analysé tous les centimètres carrés que comportent mes deux bras avec une attention précise et méticuleuse, j’ai relu tous mes Tweets dans l’ordre déchronologie jusqu’au commencement, j’ai posté à peu près tous les trucs idiots qui me passaient par la tête, j’ai regardé tout ce que la télévision a à offrir de pire en période de vacances scolaire et voilà maintenant que, ne sachant plus quoi faire d’idiot, je le raconte ici. Bref, malgré mes effort, ma volonté, mon envie, j’arrive pas à étudier.

Samedi 17 décembre 2011 à 12:06

http://x-decadence-x.cowblog.fr/images/PeteDohertythekooples3.jpgDingue.

Je commence à saouler tout le monde - même moi, au fait - à force de raconter les mêmes choses inlassablement. A force de dire à qui veut bien l’entendre à quel point il me rend dingue, tant par son absence que par sa présence, et à quel point je me déteste d’agir comme cela. Je hais mon humeur de ne se calquer que sur la sienne, mais ça fait bien longtemps que je ne contrôle plus. Et j’ai un besoin dingue d’en parler pendant des heures, même au risque de trahir le secret, même pour ne rien dire, même à m’en faire des ennemis, même pour prendre des résolutions que je tiendrais bien sûr pas. Je compte les marches, les jours, les secondes, je sèche des moitiés de cours pour partager un croissant et une ballade en tête à tête. Et parce que ma vie fait tout ce qu’elle peut pour ne pas se résumer à lui, je vois aussi germer dans ma tête des idées qui, auparavant, m’aurait semblé bien saugrenues. J’ai l’impression qu’il faut que je fasse quelque chose, que j’enraille le destin, que je prenne le large, comme un défit que j’aurais envie de relever pour la première fois de ma vie. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, mais j’ai envie. Je veux bien braver tout ce qu’il faudra, j’ai la soudaine et très étrange impression que je pourrais le faire, que ça pourrait être moi, même si peut-être que d’ici là je me dégonflerai sûrement. Peut-être que j’ai juste besoin de me prouver des choses, je sais pas, peut-être aussi que mes souvenirs sont extrapolés, comme tout le devient dans mon esprit, et que j’idéalise sans doutes, malgré tout, au fond. Et j’aimerai qu’on me donne à nouveau l’occasion d’être folle, légère et décalée, qu’on me donne l’opportunité d’être sans retenue. Je voudrais, tellement, pouvoir partager cela comme je partageais avant toutes les inepties de ce genre. Je voudrais qu’elle voie à qu’elle point j’ai raison d’en être dingue, avoir l'occasion de m'épancher à souhait sur le sujet, mais je peux pas vraiment. Et il faudrait peut-être que j’arrête d’être à ce point explicite, aussi, on ne sait jamais. « Tu sens ses regards te flatter, tu vois tes joues rougir, tu n'es pas immunisée contre son sourire. Tu le vois tourner autour, t'essaies de lui échapper mais son petit air glamour ne quitte plus tes pensées. »

DK.

Samedi 10 décembre 2011 à 16:15

http://x-decadence-x.cowblog.fr/images/27633132961.jpgParallélisme.

Nous sommes en décembre 2009, il fait froid, je grelotte, et d’ailleurs j’en rajoute un peu pour profiter de quelques étreintes avantageuses. J’ai souvent la tête ailleurs, mon attention se fait fréquemment la male, je me renomme même « l’absente ». Je passe pas mal de temps à chercher l’air de rien, à me foutre sur la pointe des pieds, puis à battre des cils et user de sourires mutins dès la proie approchée. J’attends le jeudi avec autant d’impatience qu’une gamine à la veille de Noël, les autres jours semblent durer des éternités, chaque allusion ou sourire est pris comme un trésor inestimable et à certains moments j’ai bien du mal à ne pas sourire inconsciemment. Et puis le temps passe, les choses changent, et petit à petit je retrouve un comportement social normal. Je me dis que tout cela est derrière moi, que ce sera bien amusant de s’en souvenir nostalgiquement, que j’en rirai, j’en ris déjà. Nous sommes en décembre 2011, il fait froid, mais lorsqu’il se moque gentiment de moi je fait la vexée, je feins la tristesse pour me faire consoler et profiter de quelques étreintes avantageuses. J’ai souvent la tête ailleurs, je me construis un monde, et lorsque je me fends d’un petit somme assise à ses côtés dans cet auditoire bondé, à mon réveil il me dit qu’en dormant je souriais. Tu m’étonnes. Je n’ai de cesse d’user de sourires que j’espère mutins, je le cherche partout, et lorsque je ne le trouve pas tout à coup le soleil au dehors semble se cacher pour toute la journée. J’attends le jeudi avec autant d’impatience qu’une gamine à la veille de Noël, et quand ce jour arrive j’ai juste l’impression d’avoir atteint un but insaisissable. Et je me sens bien, tellement bien, lorsqu’il me prend les mains et qu’il joue avec, lorsqu’on éclate de rire ensemble, ne se comprenant que par le biais d’un regard, lorsqu’on partage nos denrées alimentaires sans même avoir besoin de se concerter sur le choix de celles-ci, lorsqu’on se bat comme des gamins, comme la gamine que je devient dès qu’il m’honneur de sa présence. Alors non, ce n’est pas finit, ce n’est pas derrière moi. Alors oui, les années se suivent et se ressemblent, étrangement. J’espère juste que cette fois-ci, la fin sera un peu moins violente. « Je ne sais plus si je suis foutue ou si je vis effrontément. Suis-je malheureuse ? Je ne sais même plus si je recule ou vais de l’avant.» 

DK.
 

Samedi 3 décembre 2011 à 15:07

http://x-decadence-x.cowblog.fr/images/bedos01.jpgBrebis.

Mon réveil crie « Barcelona » des Plastiscines, et même si le volume bien trop élevé me fait faire un bon de trois mètres, j’ai plutôt envie de me lever. Même si je passe trois fois plus de temps que prévu dans un train trois fois plus bondé que la normale, je suis très calme. Même si j’arrive en retard, même si certains autres me donnerait des raisons de m’énerver quelque peu, je suis très calme. Même si j’ai mal au ventre, même si je voudrais l’avoir tout près de moi, même si on doit se pencher pour se parler, je suis très calme. Même s’il me provoque, s’il me titille, s’il use de toutes ses choses qui m’énerveront forcément, il le sait, je suis très calme au fond. Je m’énerve juste un peu pour qu’il me rassure et me prenne dans ses bras. 3 secondes. Et ça me ferrait presque rire d’être une gamine amoureuse, de faire la midinette, de dire « c’est le mec dont je t’ai parlé » à un oreille complice croisée par hasard sur le perron d’une gare, de le voir acquiescé, puis me dire qu’il est très sympa une fois la proie partie. Oui, ça me fait rire parce que de toute manière je ne peux pas faire grand-chose d’autres, si ce n’est répondre attendrie aux sms de connivence qu’il m’arrive de recevoir lorsqu’il fait nuit noire. Rien ne change vraiment - je sais d’ailleurs à peine pour quoi je l’évoque- je prends des résolutions que je ne tiens jamais plus d’une journée, ça a toujours été comme ça. Il y en a une seule que j’arrive à tenir - sans vraiment faire de gros efforts d’ailleurs - c’est celle de l’éloignement d’une pseudo présence, celle d’une distance de sécurité. Il fallait bien que j’en parle un jour ou l’autre, même si j’en fus si détachée à m’en étonner moi-même, même si cela n’avait aucune importance notoire. N’est-ce pas cela qu’il est important de dire, au final ? Que j’ai tiré un trait sur 4 ans de ma vie, sur quelque chose né ici même, quelque chose que je peux désormais regarder en face. Si j’avais su. Je suis une brebis égarée sur qui le berger n’a plus aucune emprise, voilà. « La pluie coule sur mes tempes, la foudre chante ta descente. Blottie contre ma vie ton rire résonne et puis s'enfuit. »  

DK.

Dimanche 27 novembre 2011 à 14:06

http://x-decadence-x.cowblog.fr/images/26510922141.jpgIdiote.
J'ai l'air d'avoir un peu de mal à être à la hauteur, à combler les attentes, à faire naître un minimum de fierté dans certains yeux. On dirait que quoique je veuille faire, je trouve toujours un moyen pour que cela échoue. Et pourtant j'essaye, si vous saviez, je fais tout ce que je peux pour être prise un minimum au sérieux, pour les faire croire en moi, en ce que je veux faire, en mes actes et mes choix. Les regards réprobateurs me blessent plus que jamais, et si c'est le cas c'est sans doutes moins à cause de ma susceptibilité que je soigne d'ailleurs de jour en jour à force d'encaisser qu'à cause du simple sentiment d'injustice. J'aimerai juste cesser un instant d'apparaître comme une gamine insignifiante dans leurs yeux, dans ces yeux si semblables aux miens. Jour après jour je tente de changer la donne, de montrer que je ne suis pas si idiote, mais à force de tentatives infructueuses je finis par me dire qu'il n'a peut-être pas tord. Je pensais que c'était pas très grave d'être tête en l'air de temps à autres - d'avoir l'amour en tête comme ils aiment dire - de m'énerver pour rien, de piquer des crises, de n'accepter aucunes critiques ou ce genre de choses. Je pensais que ça avait son charme, d’un côté, d’être toujours celle qui chiale pour un rien et part en claquant la porte. Mais au final ça me coûte, ça me coûte le respect que j'aimerai inspirer, ça me coûte le sentiment de déception qui naît dans son esprit, je le sais. Je vois bien que je suis très éloignée de ce qu'il voudrait que je sois mais j'ai bien peur de ne rien pouvoir y changer. Et c'est cliché, je m'en rends compte, le complexe de la petite fille se sentant incomprise par son père, j’ai un peu de mal à me détacher de tout cela. J’ai un peu de mal à faire autre chose qu’imaginer, me projeter, occulter certaines choses en pensant que si je n’y accorde aucune importance, elles disparaîtront. Elles ne disparaissent jamais vraiment, elles refrappent juste à la porte par un beau matin d’automne et nous obligent à y faire face. Que voulez-vous. « Je ne sais plus si j’ai mal ou si c’est l’habitude d’être toujours celle qui chiale et qui se prend tous les murs. »
DK.

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